
Épisode
Les 120 secondes critiques de l'embouteillage
Que se joue-t-il entre la cuve et la bouteille ? Un épisode pour découvrir les choix qui préservent le vin et comprendre la philosophie du centre ÉPURE.
À écouter en chemin, ou pour prolonger la découverte.
Conversation générée par IA à partir des documents techniques du centre. Voix de synthèse.
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L’épisode est en français. Le texte ci-dessous en reprend le contenu, sans être mot à mot.
L'interviewer : Nous nous retrouvons aujourd'hui pour explorer les mutations du secteur vinicole à travers le projet Épure. Pour commencer, rappelez-nous le parcours du Groupe Lauvige et ce qui a motivé ce projet.
L'expert : Fondé en 1997 avec Lauvige Emballage dans le Var, le groupe s'est développé avec Lauvige Conditionnement, puis s'est étendu dans la Vallée du Rhône avec LE3T et Lauvige Purification. Aujourd'hui, nous comptons 70 salariés à l'année, accompagnons 400 domaines partenaires et avons franchi le cap des 115 millions de bouteilles embouteillées depuis notre création.
L'interviewer : Quel est l'objectif de la nouvelle usine d'embouteillage basée à Brignoles ?
L'expert : Comme le souligne notre président-directeur général Joël Lauvige, l'idée est d'inventer l'usine de demain, pour produire sans détruire et transmettre un outil vertueux aux générations suivantes. Épure représente un investissement de 21 millions d'euros pour un site industriel de 8 500 m², 7 700 m² d'emprise au sol sur un terrain de 1,6 hectare. Il nous permet de tripler nos capacités pour conditionner 8 à 10 millions de bouteilles par an.
L'interviewer : Entrons dans le détail des avantages pour le vigneron. Comment le vin est-il protégé lors de la mise en bouteille ?
L'expert : Le premier objectif d'Épure est d'offrir un vin mieux protégé. Nous réduisons au strict minimum les contacts et interactions avec l'eau, l'oxygène et les produits de sanitation tout au long du process.
L'interviewer : Vous intégrez une technologie de filtration spécifique, le Magnum Flow. En quoi réside son innovation ?
L'expert : Le Magnum Flow est une méthode de filtration issue du Prosecco italien, et le Groupe Lauvige est le seul à l'utiliser en France. Comparée à la filtration tangentielle classique, elle traite le produit avec une grande douceur, préserve les arômes, réduit les pertes de vin et consomme moins d'énergie.
L'interviewer : Comment s'organisent la cuverie et la préparation des lots ?
L'expert : La cuverie s'étend sur 1 115 m² et rassemble 101 cuves en inox pour une capacité totale de 25 000 hectolitres. Elle assure la réception des citernes vrac, le stockage, l'assemblage, la précipitation tartrique du froid, avec 15 cuves pour 3 000 hectolitres, et la préparation avant conditionnement.
L'interviewer : Qu'en est-il du stockage des matières sèches et de l'hygiène du conditionnement ?
L'expert : Nous disposons d'un entrepôt fermé de 1 400 m² pour les bouteilles vides et les cartons, afin d'éviter les variations de température. Pour préserver l'hygiène de la zone d'embouteillage, les deux dépalettiseurs automatiques sont isolés dans une galerie extérieure de 480 m².
L'interviewer : Et quelle est la capacité de la zone d'embouteillage elle-même ?
L'expert : La zone de mise en bouteilles fait 1 238 m² et abrite deux lignes automatisées de 6 000 bouteilles par heure chacune, soit 12 000 au total. Elle intègre des encaisseuses, des croisillonneuses et des fermeuses automatiques, une balance dynamique, un robot palettiseur ainsi qu'une cireuse automatique cadencée à 1 400 bouteilles par heure.
L'interviewer : Comment gérez-vous le stockage des produits finis et la logistique ?
L'expert : Notre entrepôt logistique agréé par les douanes couvre 1 796 m² et offre 2 000 emplacements développés en hauteur. Les vignerons peuvent suivre la traçabilité de leurs marchandises et de leurs stocks en temps réel, par un portail web sécurisé.
L'interviewer : Et pour les vignerons qui souhaitent un conditionnement directement sur leur domaine ?
L'expert : Nous exploitons une flotte de six unités mobiles, dont le nouveau camion étanche LC5. Cadencé à 3 000 bouteilles par heure, il intègre une palette de filtration automatique, l'inertage à l'azote, le rinçage, le bouchage sous vide, l'étiquetage, le marquage laser du lot et le filmage des palettes à l'intérieur du véhicule.
L'interviewer : Venons-en au consommateur final. Quel bénéfice tire-t-il de la méthode Épure ?
L'expert : Le bénéfice majeur est la transparence et la confiance. Épure a été conçue avec une passerelle de visite de 200 mètres linéaires, qui permet au grand public et aux clients d'observer la mise en bouteille en temps réel et de comprendre tout le parcours, du vrac au flacon. Le site a vocation à s'inscrire dans le tourisme industriel.
L'interviewer : Quels sont les engagements environnementaux concrets appliqués sur le site ?
L'expert : L'usine intègre une stratégie environnementale globale. Côté énergie, trois centrales photovoltaïques en toiture et en ombrières de parking, et des moteurs d'embouteillage qui économisent 25 à 45 % d'énergie. Côté isolation, de la laine de bois, de la ouate de cellulose et des toitures végétalisées. Côté eau, des bassins de récupération des eaux pluviales et de process, la réutilisation de la chaleur des compresseurs d'air pour préchauffer l'eau, et un système de pousse à l'obus pour réduire l'eau de rinçage. Côté biodiversité, un potager de 600 m², un bassin préservé pour les grenouilles et des espaces verts composés d'essences locales, à arrosage très limité.
L'interviewer : En résumé, Épure concilie haute précision pour le vigneron et responsabilité écologique pour le consommateur. Merci pour toutes ces explications.
L'expert : Merci à vous.







